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Le racisme entre Malgaches ?

Le racisme

Le racisme est une idéologie, qui partant du postulat de l'existence de races humaines1, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d'autres2. Cette idéologie peut entraîner une attitude d'hostilité ou de sympathie systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes de couleurs. Dans le cas de l'hostilité ces actes se traduisent par une forme de xénophobie ou d'ethnocentrisme. Certaines formes d'expression du racisme, comme les injures racistes, la diffamation raciale, la discrimination négative, sont considérées comme des délits dans un certain nombre de pays. Les idéologies racistes ont servi de fondement à des doctrines politiques conduisant à pratiquer des discriminations raciales, des ségrégations ethniques et à commettre des injustices et des violences, allant jusqu'au génocide.

Dans la période post-coloniale, est apparu ce que les auteurs appelle le néo-racisme, un « racisme sans races », différentialiste et culturel, qui se focalise sur les différences culturelles et non sur l’hérédité biologique comme le racisme classique. Dans ce néo-racisme, la catégorie « immigration » est devenue un substitut contemporain à la notion de « race ». Le racisme différentialiste consiste à dire que puisqu'il ne peut y avoir hiérarchie des races ni des cultures, celles-ci ne doivent cependant pas se mélanger mais rester séparées et cloisonnées

« race » et racisme

Si « race » et racisme ont partie liée, l’étude de leurs relations nécessite d’opérer une première distinction entre la race en tant que concept biologique et la race en tant que construction sociale que l’on peut définir comme « un signe ou un ensemble de signes par lesquels un groupe, une collectivité, un ensemble humain est identifié, dans certains contextes historiques précis, cette apparence socialement construite variant suivant les sociétés et les époques »15.

 

Au cours de l'histoire, les définitions sociales de la « race » se sont appuyées sur la race en tant que concept biologique. Mais la race, en tant que construction sociale, est largement indépendante des travaux menés sur la classification biologique des êtres humains. Cette autonomie se manifeste pleinement depuis la seconde moitié du XXe siècle16 où les effets du système de perception raciste perdurent en dépit d'un usage moins fréquent, voire d'un rejet de la pertinence du concept de race par la communauté scientifique.

 

Le racisme comme système de perception

Dessins provenant d'Indigenous races of the earth (1857) de Josiah C. Nott et George Gliddon, qui suggèrent que les noirs sont aussi distinct des blancs que le sont les chimpanzés

Le mécanisme perceptif du racisme peut être décomposé en plusieurs opérations logiques.

Focalisation

Le racisme se fonde sur la focalisation du regard du raciste sur une différence, souvent anatomique. Elle peut être « visible » – la pigmentation de la peau – mais ne l’est pas nécessairement : le regard raciste peut exister sans s’appuyer sur des différences visuelles évidentes. La littérature antisémite a ainsi abondamment cherché, sans succès, à définir les critères qui pourraient permettre de reconnaître visuellement les Juifs et a finalement dû mettre en avant des différences invisibles, imperceptibles pour l'œil humain.

Totalisation

Le racisme associe des caractères physiques à des caractères moraux et culturels. Il constitue un système de perception, une « vision syncrétique où tous ces traits sont organiquement liés et en tout cas indistinguables les uns des autres »17. L'identification des traits physiques ou la reconnaissance du signe distinctif (l'étoile juive par exemple) génère immédiatement chez le racisant une association avec un système d'idées préconçues. Dans le regard du racisant, « l'homme précède ses actes »18. Si la focalisation du regard raciste rend le corps visé plus visible que les autres, il a donc aussi pour effet de faire disparaître l’individualité derrière la catégorie générale de la race19.

Essentialisation et limitation

Le raciste considère les propriétés attachées à un groupe comme permanentes et transmissibles, le plus souvent biologiquement. Le regard raciste est une activité de catégorisation et de clôture du groupe sur lui-même.

Hiérarchisation

Le racisme s’accompagne souvent d’une péjoration des caractéristiques du groupe visé. Le discours raciste n’est toutefois pas nécessairement péjoratif. Pour Colette Guillaumin, les « bonnes caractéristiques font, au même titre que les mauvaises caractéristiques, partie de l’organisation perceptive raciste »20. La phrase « Les Noirs courent vite » constitue ainsi un énoncé raciste malgré son apparence méliorative.

 

Le discours raciste peut évoquer la supériorité physique des groupes visés (ainsi la vigueur ou la sensualité des Noirs) pour souligner par contraste leur infériorité intellectuelle. Les qualités qui leur sont attribuées (l’habileté financière des Juifs par exemple) sont la contrepartie de leur immoralité ou alimentent la crainte de leur pouvoir souterrain.

 

Mais plus encore, au-delà du contenu — positif ou négatif — des stéréotypes racistes, l’activité de catégorisation, de totalisation et de limitation de l’individu à des propriétés préconçues n’est en soi pas une activité neutre du point de vue des valeurs. Dans cette perspective, voir et penser le monde social dans les catégories de la race relève déjà d'une attitude raciste.

 

Le racisme à Madagascar

Le racisme à Madagascar semble être  une théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement et à son droit de dominer les autres. C’est aussi un ensemble de réactions qui consciemment ou non, s’accorde avec cette théorie.

A priori, un étranger qui ignore les structures sociales de l’île rouge serait surpris par cette question. Il ne s’agit pas uniquement de différenciation sociale selon l’appartenance ethnique ou régionale (dans ce cas, la situation serait qualifiée de tribalisme) mais comme l’avait écrit sur ce site RAZANAMANGA (mercredi 6 juin 2007, « Faharo souhaite devenir Merina »), il s’agit d’une véritable discrimination entre « mainty » et « fotsy » (noirs et blancs pour simplifier si tant est comme ils le prétendent certains malgaches pouvaient se considérer comme blancs alors qu’au cours de leur séjour en Europe ils sont eux-mêmes classés parmi les « mainty »).

 

Quand on institue le « fihavanana » comme étant une des valeurs fondamentales de notre pays, quelle signification donnée au fihavanana dans un pays où le racisme sévit ? Où les inégalités sociales sont fortes ?

 

 

Pour que le fihavanana soit effectif, il faut qu’il repose sur une véritable justice sociale. On a tendance à penser que les  débats sur les "causes côtières" et les "ethno nationalistes" qu'ils soient Merina ou Tanindrana appartenaient à un autre âge, mais  cette guéguerre entre les Ambaniandro et les Tanindrana ou des mainty et des malama a toujours existé.

La lutte contre le racisme constitue un des préalables à la reconstruction de Madagasikara. Pour combattre ce mal il faut d’abord reconnaître qu’il mine notre pays et que nous sommes à tous les niveaux concernés par ce combat.

Il faut aussi savoir que les pratiques racistes constituent une violation des droits de l'homme et sont réprimées par de nombreux pays (parfois sous l'appellation de hate speech, ou « discours de haine »: voir Législation internationale sur le discours de haine).

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2017  Liana Fihavanana Malagasy - Valeur culturelle Malgache