Le Fihavanana

Le Malgache contemporain a toujours, et pense toujours que la singularité qui le différencie des autres nations est le fihavanana. Mais lorsqu’on lui demande de le définir, il est à court d’arguments. Il tombe dans les propos selon lesquels le mot n’a pas d’équivalent en langue étrangère et il préfère avancer des valeurs qui s’y rapprochent telles que « solidarité, concorde, pacifisme, amitié, ... »

fihavanana liana

Quelles définitions données à ce "FIHAVANANA"

1 - Le fihavanana à Madagascar est un système de règles, normes et coutumes qui régissent la dynamique de la société locale, édictent les comportements interpersonnels, les modes de sociabilité et les stratégies anti-risque. En milieu rural, alors que les aspects économiques et sociaux étaient largement enchâssés, on observe depuis quelques décennies une distanciation entre les deux sphères. Si le fihavanana continue de réguler les relations sociales, en revanche son rôle dans la production économique diminue.

2 -  Le fihavanana est une forme d'amitié solidaire mais cela ne suffit pas à appréhender complètement la signification de cette notion. En français il faudrait trouver un mot, une expression qui exprimerait à la foi la notion d’amitié, de filiations, de tolérance, de justice, d’harmonie.
Un équivalent en une autre langue n’ existe peut être mais nous ne le connaissons pas.

 3 - Le fihavanana est l’expression malgache de l’intelligence sociale, une forme de lien social valorisé dans la culture de Madagascar. S'apparentant à l'entraide et à la solidarité, cette valeur constitue un principe de base de la vie collective à Madagascar. Le fihavanana est d'ailleurs explicitement cité comme tel dans le préambule de la Constitution de la Troisième République malgache.

 

 

En effet, si une analyse pourrait être faite sur le fihavanana, je dirai, en lisant tous ces livres et site web paraltn du FIHAVANANA que les Malgaches constituent une unité avec ses parents, sa communauté, et son environnement, son cadre de vie, c'est-à-dire :

  • Il ne fait qu'un avec sa famille parce qu'il partage avec ses membres le même Aina, le flux vital hérité des ancêtres qu'il transmet aux descendants. Une mère dit de son enfant qu'il est une part de son être : « sombin'aiko ity zanako ity, aiko izy ».
  • Il ne fait qu'un avec son environnement parce qu'il ne sépare pas de son être la nature qui lui offre les conditions de sa survie (« tontolo iainany »). Le paysan déclare « ainay ny tanimbary, ain'ny tantsaha ny omby ». Le champs, le zébu participent à sa vie, par conséquent ils font partie de lui.
  • Il ne fait qu'un avec sa communauté. Ils vivent ensemble, ils fêtent les moments heureux, affrontent les difficultés et subissent les peines . « Miara miaina : miara mifaly, miara ory ». Parce qu'ils partagent le même cadre de vie, les mêmes aléas de l'existence, ils constituent une unité vivante.

Le fihavanana peut être défini comme l’union et l’interposition du lien social, et du lien interpersonnel qui découle de cet esprit d'unité. Une idéologie fondée sur des relations matrimoniales et parentales ayant servi à asseoir la cohabitation pacifique de groupes de populations, qu'elle soit réelle ou construite

  • Le lien interpersonnel,

Le lien interpersonnel, que le sociologue et philosophe allemand Georg Simmel appelle la « sociabilité », renvoie aux relations familiales, amicales ou de voisinage et à toute autre forme de relation basée sur le contact de proximité.

 

  • L e lien social

L e lien social est une théorie de Jacques Lacan, connue également sous le nom de théorie des quatre discours. En effet le lien social désigne en sociologie l'ensemble des relations qui unissent des individus faisant partie d'un même groupe social et/ou qui établissent des règles sociales entre individus ou groupes sociaux différents. Nous rencontrons cette expression chez Durkheim, qui lui préfère toutefois l'expression "solidarité sociale".

 

  • La solidarité sociale

Pour Durkheim la morale est extérieure à l'individu, elle existe dans toute société organisée et est le fondement de la solidarité à l'intérieur d'un groupe. Cette morale exerce son emprise sur les individus de façon plus ou moins forte. Lorsqu'elle est forte, elle pousse les hommes les uns vers les autres et fortifie le lien social ; lorsqu'elle est faible alors le lien social se défait.

  • Les Malgaches partagent la même échelle de valeurs, outil de référence à leurs jugements. Parmi ces valeurs, il en est une à laquelle ils sont particulièrement attachés : le fihavanana . Cette relation résulte d'un mode de pensée propre au Malgache.

Il est maintenant plus aisé de comprendre pourquoi le fihavanana apparaît comme l'un des biens le plus précieux de tout Malgache C' est une des valeurs fondamentale de la culture malgache, le fondement même la moralité et de la société malgache

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2017  Liana Fihavanana Malagasy - Valeur culturelle Malgache